✅ À retenir
- Suite explicite : u_n = f(n). Par récurrence : u_{n+1} = f(u_n), u_0 donné.
- Monotonie : u_{n+1} - u_n > 0 \Rightarrow croissante. Ou u_{n+1}/u_n > 1 si tous les termes > 0.
- Sommes à connaître : 1+2+\dots+n = \dfrac{n(n+1)}{2} et, pour q \neq 1, 1+q+\dots+q^n = \dfrac{1-q^{n+1}}{1-q}.
📖 Définition — Types de définition
| Type | Exemple | Calcul de u_n |
|---|---|---|
| Explicite | Direct | |
| Récurrence | , | Terme par terme |
| Arithmétique | ||
| Géométrique |
(Si la suite commence au rang : et .)
📖 Définition — Sommes de termes consécutifs
Somme des entiers :
Preuve (Gauss) : on écrit la somme dans un sens puis dans l'autre et on additionne terme à terme : chacune des paires vaut , donc .
Somme des puissances () :
Preuve : (tous les termes intermédiaires se télescopent), d'où .
En pratique, pour une suite arithmétique : . Pour une suite géométrique : .
🔢 Méthode — Étudier le sens de variation d'une suite
- Calcule la différence u_{n+1} − u_n et exprime-la en fonction de n.
- Détermine son signe : positif pour tout n → croissante ; négatif → décroissante.
- Variante (uniquement si tous les termes sont STRICTEMENT POSITIFS) : compare le quotient u_{n+1}/u_n à 1.
- Cas particuliers immédiats : une suite arithmétique varie selon le signe de r ; une suite géométrique de premier terme positif croît si q > 1 et décroît si 0 < q < 1.
- Si la suite est définie par u_n = f(n) avec f connue, le sens de variation de f sur [0 ; +∞[ suffit à conclure.
🔢 Méthode — Calculer une somme de termes consécutifs
- Identifier la nature de la suite : arithmétique (différence constante) ou géométrique (rapport constant).
- COMPTER les termes : de u_p à u_n il y a n − p + 1 termes (le fameux « +1 » oublié !).
- Arithmétique : S = (nombre de termes) × (premier + dernier) / 2.
- Géométrique de raison q ≠ 1 : S = (premier terme) × (1 − q^(nombre de termes)) / (1 − q).
- Vérifier l'ordre de grandeur du résultat sur les 2 ou 3 premiers termes.
✏️ Exemple — Deux sommes
Recherche de seuil. « À partir de quel rang dépasse-t-elle ? » En première, on ne résout pas cette inéquation : on tabule les termes jusqu'à franchir le seuil (calculatrice, tableur ou petit programme).
u = 1000 ; n = 0
tant que u < 10000 :
u = u * 1.04
n = n + 1
Le programme s'arrête dès le franchissement et renvoie le rang cherché.
Arithmétique ou géométrique ? Arithmétique = on ajoute toujours le même nombre (). Géométrique = on multiplie toujours par le même nombre ().
Le test infaillible : calcule les différences ET les rapports des premiers termes ; c'est celui des deux qui est constant qui donne la nature. Pour : différences (non constantes), rapports → géométrique de raison 3.
Et n'oublie jamais de compter les termes : de à il y en a 11, pas 10.

Notre intuition raisonne en additif, jamais en multiplicatif — et c'est là qu'elle se fait piéger. Un placement à par an paraît dérisoire ? C'est une suite géométrique : le capital double en 18 ans et se retrouve multiplié par plus de 50 en un siècle.
Même piège dans la légende de l'échiquier : un grain de riz sur la première case, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième… À la 64ᵉ case, il faut plus de 18 milliards de milliards de grains, soit mille ans de récoltes mondiales.
🎯 Mini-quiz
1. u₀=1, u_{n+1}=3u_n. Quel est u₃ ?
2. u_{n+1} − u_n = 1/(n+1) > 0 pour tout n. La suite est :
3. 1 + 2 + 3 + … + 100 = ?